Les mots surlignés font l'objet d'une note
1Monseigneur, je vous envoye les lettres que messieurs des Adrets et de
2Moydieu vous escripvent, que je laissay lundi matin qui alloint coucher
3à Suzanne. Dans le pacquet de monsieur de Moidieu est la dernière lettre
4que monsieur des Adrets a receu du seigneur Ludovic de Birague, la
5quelle il vous envoye ; et par la présente, monseigneur, tout ce quil
6escript de nouveau, qui me garde ne vous en oser fère autre
7discours. Mais pour le regard des compagnies qu’il vous a pleu me
8commander de conduyre, elles ont passé avec le moyngs de desordre
9quil a esté possible, comme jespère vous dire bien tost ; a quoy je
10neusse failli, neust esté lindisposition de mon père, que jay
11entendu par ung mien frère, le quel sen est allé avec ses trouppes,
12vous suppliant, monseigneur, me pardonner si je me suys dispancé
13de tant premier que de vous estre allé faire la reverence et dautant
14que je prétendz que qu’il sera en brief, ne ferey ceste plus longue,
15si n’est pour prier Dieu qui vous aye
16Monseigneur, en sa saincte et digne garde. Du Bourg d’Oisans, le 23e de
17juillet 1572
18Votre très humble et très obeissant
19serviteur
20Sainct Maurice